PRURIT VULVAIRE ET BRULURE VULVAIRE (fréquent)
Vulve = grandes lèvres, petites lèvres, clitoris, méat urinaire, ouverture du vagin
Clinique:
Age:
à tout âge, mais surtout entre 25 et 35 ans et après la ménopause.
Symptômes:
la patiente se plaint de démangeaisons ou de brûlures de la vulve.
Examen:
lésion vulvaire visible, rougeur, oedème, tuméfaction, ..
ou leucorrhée.
ou aucun signe.
en cas de lésion visible sur la vulve la montrer à la patiente pour la surveillance.
rechercher une adénopathie inguinale.
rechercher une maladie dermatologique sur le reste du corps.
Evolution:
l'irritation vulvaire peut être aiguë, récurrente ou chronique.
une récidive peut aussi être une réinfection par le partenaire.
Complications:
lésions de grattage et surinfection.
lichénification liée au grattage, avec épaississement de la peau.
dyspareunie.
brûlures à la miction.
troubles du sommeil.
X ne pas confondre avec la douleur d'une bartholinite.
X ne pas confondre avec une névralgie pudendale (elle est unilatérale).
Examens complémentaires:
Analyse des sécrétions vulvaires et vaginales:
analyse mycologique.
analyse bactériologique.
examen parasitologique.
Recherche du virus de l'herpès:
prélèvement à faire au laboratoire, au moment d'une éruption.
Glycémie.
Hémogramme.
Tests allergiques orientés.
Scotch-test sur l'anus chez la petite fille.
Biopsie de la lésion:
en cas de lésion vulvaire durable et mal identifiée.
Causes et corrélations:
Infection locale:
(les infections vulvaires sont la principale cause chez une patiente jeune)
candidose vulvaire avec ou sans une leucorrhée d'aspect lait caillé:
elle représente la moitié des cas de prurit vulvaire.
atteint souvent une femme enceinte ou un immunodéficient.
irritation de la vulve par les sécrétions d'une vaginite.
irritation de la vulve par une incontinence urinaire.
infections sexuellement transmissibles: chlamydiase trichomonase, gonococcie.
herpès génital: érosions locales par épisodes récurrents.
parasitoses:
gale des organes génitaux.
phtiriase du pubis.
oxyurose de la petite fille avec prurit vulvaire et anal.
Dermatose:
dermite de contact: produit d'hygiène, topique, préservatifs, colorant d'un slip.
irritation mécanique: vêtement trop serré, irritation par une activité sportive.
vulve carentielle de la ménopause: carence hormonale.
sècheresse vaginale.
lichen plan, lichen scléreux de la vulve..
psoriasis de la vulve.
condylomes.
Lésion cancéreuse ou précancéreuse:
dystrophie vulvaire, elle fait le lit du cancer.
carcinome spinocellulaire de la vulve.
maladie de Bowen (vulvar intraepithelial neoplasia).
maladie de Paget cutanée.
Affection générale, mais dans ce cas, le prurit est volontiers généralisé:
diabète sucré, anémie ferriprive, hypothyroïdie.
Vulvodynie:
examen clinique normal.
la brûlure est exacerbée par les rapports sexuels.
Orientation thérapeutique:
Traitement symptomatique:
ce qu'il faut éviter:
éviter les savons caustiques, l'eau de Javel.
éviter le linge de corps en tissu synthétique, nylon, tergal, ..
éviter les pommades antihistaminiques, anesthésiques ou sulfamidées.
éviter les préservatifs, en cas de prurit post-coïtal, ou changer de modèle.
éviter les protections hygiéniques, préférer les tampons à changer souvent.
éviter les irrigations vaginales: la vulve se lave, le vagin ne se lave pas.
éviter les piscines à eau chlorée et ne pas garder un maillot mouillé.
éviter les sport provoquant des frictions de la vulve.
éviter les collants ou les pantalons serrés.
couper les ongles courts et mettre des gants la nuit.
bains de sièges sédatifs avec de l'eau fraiche et de l'amidon pendant 15 min.
séchage de la peau par tamponnement et non par frictionnement.
compresses avec du vinaigre dilué: 2 cuillères à soupe dans 200 mL d'eau.
porter des vêtements amples et en coton 100%.
changer de sous-vêtements tous les jours.
anxiolytiques: bromazépam 6mg, 1/2coX3/j. pendant une période limitée.
antihistaminiques: loratadine 10mg: 1co/j.
Et traitement étiologique:
traitement d'une candidose par un topique antimycosique, récidives à prévoir.
traitement d'une vaginite qui entretien une vulvite.
traitement d'un eczéma par un corticoïde local.
traitement d'un lichen scléreux par un dermocorticoïde puissant ou le laser CO².
traitement d'une carence de la ménopause, par un estrogène en topique.
traitement d'une sécheresse vaginale par lubrifiants et estrogènes locaux.
restauration de la flore vaginale après le traitement d'une infection vaginale.
écoute et soutien psychologique dans une vulvodynie.
______________________________________________________________
bromazépam 6mg: Lexomil
loratadine 10mg: Clarityne
PRURIT VULVAIRE ET BRULURE VULVAIRE (fréquent)
Vulve = grandes lèvres, petites lèvres, clitoris, méat urinaire, ouverture du vagin
Clinique:
Age:
à tout âge, mais surtout entre 25 et 35 ans et après la ménopause.
Symptômes:
la patiente se plaint de démangeaisons ou de brûlures de la vulve.
Examen:
lésion vulvaire visible, rougeur, oedème, tuméfaction, ..
ou leucorrhée.
ou aucun signe.
en cas de lésion visible sur la vulve la montrer à la patiente pour la surveillance.
rechercher une adénopathie inguinale.
rechercher une maladie dermatologique sur le reste du corps.
Evolution:
l'irritation vulvaire peut être aiguë, récurrente ou chronique.
une récidive peut aussi être une réinfection par le partenaire.
Complications:
lésions de grattage et surinfection.
lichénification liée au grattage, avec épaississement de la peau.
dyspareunie.
brûlures à la miction.
troubles du sommeil.
X ne pas confondre avec la douleur d'une bartholinite.
X ne pas confondre avec une névralgie pudendale (elle est unilatérale).
Examens complémentaires:
Analyse des sécrétions vulvaires et vaginales:
analyse mycologique.
analyse bactériologique.
examen parasitologique.
Recherche du virus de l'herpès:
prélèvement à faire au laboratoire, au moment d'une éruption.
Glycémie.
Hémogramme.
Tests allergiques orientés.
Scotch-test sur l'anus chez la petite fille.
Biopsie de la lésion:
en cas de lésion vulvaire durable et mal identifiée.
Causes et corrélations:
Infection locale:
(les infections vulvaires sont la principale cause chez une patiente jeune)
candidose vulvaire avec ou sans une leucorrhée d'aspect lait caillé:
elle représente la moitié des cas de prurit vulvaire.
atteint souvent une femme enceinte ou un immunodéficient.
irritation de la vulve par les sécrétions d'une vaginite.
irritation de la vulve par une incontinence urinaire.
infections sexuellement transmissibles: chlamydiase trichomonase, gonococcie.
herpès génital: érosions locales par épisodes récurrents.
parasitoses:
gale des organes génitaux.
phtiriase du pubis.
oxyurose de la petite fille avec prurit vulvaire et anal.
Dermatose:
dermite de contact: produit d'hygiène, topique, préservatifs, colorant d'un slip.
irritation mécanique: vêtement trop serré, irritation par une activité sportive.
vulve carentielle de la ménopause: carence hormonale.
sècheresse vaginale.
lichen plan, lichen scléreux de la vulve..
psoriasis de la vulve.
condylomes.
Lésion cancéreuse ou précancéreuse:
dystrophie vulvaire, elle fait le lit du cancer.
carcinome spinocellulaire de la vulve.
maladie de Bowen (vulvar intraepithelial neoplasia).
maladie de Paget cutanée.
Affection générale, mais dans ce cas, le prurit est volontiers généralisé:
diabète sucré, anémie ferriprive, hypothyroïdie.
Vulvodynie:
examen clinique normal.
la brûlure est exacerbée par les rapports sexuels.
Orientation thérapeutique:
Traitement symptomatique:
ce qu'il faut éviter:
éviter les savons caustiques, l'eau de Javel.
éviter le linge de corps en tissu synthétique, nylon, tergal, ..
éviter les pommades antihistaminiques, anesthésiques ou sulfamidées.
éviter les préservatifs, en cas de prurit post-coïtal, ou changer de modèle.
éviter les protections hygiéniques, préférer les tampons à changer souvent.
éviter les irrigations vaginales: la vulve se lave, le vagin ne se lave pas.
éviter les piscines à eau chlorée et ne pas garder un maillot mouillé.
éviter les sport provoquant des frictions de la vulve.
éviter les collants ou les pantalons serrés.
couper les ongles courts et mettre des gants la nuit.
bains de sièges sédatifs avec de l'eau fraiche et de l'amidon pendant 15 min.
séchage de la peau par tamponnement et non par frictionnement.
compresses avec du vinaigre dilué: 2 cuillères à soupe dans 200 mL d'eau.
porter des vêtements amples et en coton 100%.
changer de sous-vêtements tous les jours.
anxiolytiques: bromazépam 6mg, 1/2coX3/j. pendant une période limitée.
antihistaminiques: loratadine 10mg: 1co/j.
Et traitement étiologique:
traitement d'une candidose par un topique antimycosique, récidives à prévoir.
traitement d'une vaginite qui entretien une vulvite.
traitement d'un eczéma par un corticoïde local.
traitement d'un lichen scléreux par un dermocorticoïde puissant ou le laser CO².
traitement d'une carence de la ménopause, par un estrogène en topique.
traitement d'une sécheresse vaginale par lubrifiants et estrogènes locaux.
restauration de la flore vaginale après le traitement d'une infection vaginale.
écoute et soutien psychologique dans une vulvodynie.
______________________________________________________________
bromazépam 6mg: Lexomil
loratadine 10mg: Clarityne