LISTE THÉMATIQUE

LISTE ALPHABÉTIQUE

Vous n'êtes pas inscrit ?

Vous êtes inscrit ?

Connectez-vous en saisissant votre email et mot de passe ci-dessus.
Nous n'envoyons pas de cookies

CEPHALEE

## orientation du diagnostic ##

On exclura d'emblée la céphalée d'un syndrome grippal ou pseudo-grippal


A) Repérer s'il s'agit d'une céphalée primaire ou secondaire:

Céphalée PRIMAIRE

Céphalée SECONDAIRE

Débute volontiers chez un sujet jeune

Apparaît plutôt après 40 ans

Pas de signe entre les épisodes douloureux

Est accompagnée de signes neurologiques ou de signes généraux

Elle est stable sur 6 mois

Elle peut s'aggraver d'heure en heure

Elle a un facteur déclenchant

L'efficacité d'un antalgique ne doit pas rassurer

Elle est récurrente

Elle n'est pas récurrente

 

B) Repérer les 3 céphalées PRIMAIRES les plus fréquentes:


Migraine

Céphalée de tension

Algie vasculaire face

Durée

4 à 72 heure

qqs heures à 7 jours

15 min. à 3 heures

Fréquence

variable

variable

Tous les jours pd 8 j.

Topographie

un côté du crâne

en casque

orbito-temporal

Latéralité

unilatéral à bascule

bilatéral

unilatéral strict

Intensité

modérée à sévère

faible à modérée

douleur atroce

Type de douleur

souvent pulsatile

compression,

douleur en étau

arrachement

broiement

Signes associés

nausées vomissements

photophobie phonophobie

avec ou sans aura

pas de nausée

pas de vomissement

 

parfois:photophobie ou phonophobie

signes végétatifs

homolatéraux

 

Claude Bernard-Horner

Aggravation

par l'effort

oui

non

non

Poursuite de activités

difficile ou impossible

conservée, peut être améliorée par l'activité

impossible

Comportement

cherche le calme


agité

 

C) Puis rechercher les causes plus rares.

Causes et corrélations: 

1) Céphalée paroxystique à répétition:

Céphalée de tension paroxystique.

Migraine.

Algie vasculaire de la face.

Névralgie faciale:

      éclairs douloureux dans le territoire du trijumeau.

Névralgie d'Arnold:

      elle est rare.

      crises de douleurs occipitales unilatérales irradiant dans l'hémicrâne.

      c'est une douleur paroxystique, déclenchée par les mouvements cervicaux.

Céphalée réflexe:

      elle survient quelques secondes après ingestion de glace.

      elle ne dure que quelques minutes.

 

2) Céphalée continue habituelle:

Céphalée de tension chronique:

      douleur du vertex ou de l'occiput, ou douleur du crâne en étau.

      dure de quelques heures à 7 jours.

      elle s'accroît en cours de journée.

Céphalée chronique quotidienne:

      survient chez un migraineux ou un sujet ayant une céphalée de tension.

      en l'absence de traitement elle dure plus de 4h. par jour, plus de 15j / mois.

      il peut persister un fond douloureux permanent.

      elle peut être provoquée ou entretenue par un abus prolongé d'antalgiques.

      il s'agit très souvent de patients anxieux.

      faire un sevrage des antalgiques.

Céphalée du dépressif:

      pesanteur du vertex ou de l'occiput, qui diminue en cours de journée.

Céphalée avec antécédent de traumatisme crânien:

      syndrome des traumatisés du crâne.

Céphalée d'origine visuelle:

      anomalie de la réfraction: hypermétropie, astigmatisme.

      défaut de convergence des globes oculaires.

X ne pas confondre avec une douleur d'origine cervicale:

       les névralgies cervicales ne sont pas à irradiation ascendante (sauf l'Arnold).

 

3) Céphalée iatrogène ou toxique (découverte par l'interrogatoire):

Dérivés nitrés, inhibiteurs calciques, indométacine, estroprogestatif.

Tétracyclines, théophylline, inhibiteurs de la pompe à protons.

Sevrage en caféine.

Intoxication aiguë par l'oxyde de carbone, l'alcool, ..

Céphalée par abus d'antalgiques: voir céphalée chronique quotidienne.

 

4)  Céphalée brutale, violente, inhabituelle M:

Hémorragie sous-arachnoïdienne

céphalée brutale

syndrome méningé

paralysie du III,

perte de connaissance

Hémorragie cérébrale

céphalée brutale ou progressive

signes focaux

AVC ischémique

céphalée brutale ou progressive

signes focaux

Dissection carotidienne ou vertébrale

céphalée brutale ou progressive

cervicalgie unilatérale ou bilatérale

signes d'ischémie rétinienne ou cérébrale

dans la dissection carotidienne:

      -Claude Bernard-Horner

      -acouphènes pulsatiles

      -paralysie du XII

Thrombose veineuse cérébrale

céphalée le plus souvent progressive

hypertension intracrânienne

signes focaux

épilepsie

Angiopathie cérébrale aiguë réversible

céphalées en coup de tonnerre à répétition spontanées ou à l'effort

signes focaux

épilepsie

Méningite ou méningo-encéphalite

céphalée + fièvre

signes méningés

trouble de la conscience

signes focaux en cas d'encéphalite

Hypertension artérielle brutale sévère, éclampsie

prendre la TA

 

5) Céphalée récente s'aggravant progressivement M:

Tumeur du cerveau primitive ou 2daire.

Abcès du cerveau.

Hématome sous-dural.

Hydrocéphalie de l'adulte.

La cause sera révélée par l'imagerie.

 

6) Céphalée avec signes pyramidaux et cérébelleux:

Syndrome d'Arnold-Chiari:

      c'est une céphalée aggravée par la toux et par l'effort.

      présence des autres signes neurologiques.

 

7) Céphalée en position debout, cédant au décubitus:

Hypotension intracrânienne:

      due à une brèche spontanée de la dure-mère.

      ou après une ponction lombaire lorsqu'on ne respecte pas la position allongée.

      ou après chirurgie rachidienne.


8) Céphalée récente d'origine faciale:

Maladie de Horton.

Glaucome aigu.

Sinusite aiguë (la sinusite chronique n'est pas douloureuse).


9) Céphalées secondaires rebelles, les hypothèses à revoir:

Signes

Evocation

Céphalée de rebond

abus médicamenteux

Sinusite sphénoïdale

difficile à diagnostiquer.

Douleur temporo-frontale

   après 50 ans

Horton ou tumeur du cerveau.

Une céphalée du post-partum

thrombose veineuse du cerveau

ou thrombose d'un sinus dural

Céphalée déclenchée par

   l'orthostatisme

une fuite du liquide céphalo-rachidien.

Céphalée déclenchée par

   l'effort

élévation de la pression du LCR

malformation de la charnière occipito-vertébrale.

Céphalée au réveil


apnée du sommeil.

élévation anormale de la pression du LCR

tumeur du cerveau

céphalée de rebond par abus de médicaments

   ou de drogues toxiques

Céphalée associée à des

   lésions cutanées


sarcoïdose 

vascularite.

zona.

maladie de Lyme intracrânienne.

Céphalée après soins ORL


pathologie sinusienne.

abcès du cerveau.

carcinome du naso-pharynx.

Céphalée à la mobilisation du

   cou ou à la palpation du cou


pathologie cervicale.

Céphalée attribuée à :


une douleur temporo-mandibulaire.

une apophyse styloïde longue.


A la fin du bilan

évaluer le facteur psychologique

la mémoire de la douleur

 

Alerte

Une céphalée brutale, violente, inhabituelle doit aller d'urgence en neuroradiologie


Examens complémentaires des céphalées suspectes:

1)  IRM ou angio-IRM, c'est l'examen de référence.

            (si non, scanner ou angioscanner sont plus facilement disponibles)

2)  ponction lombaire:

         après l'imagerie pour éviter un engagement cérébral.

         recherche d'une xanthochromie.

3)  examen du fond d'oeil:

         recherche d'une ischémie ou d'un oedème.

4)  VS et CRP chez le sujet de plus de 50 ans:

         en cas de suspicion de Horton.

5) D-dimères.

Orientation thérapeutique:

En fonction de la cause.