PSYCHOSE HALLUCINATOIRE CHRONIQUE
Clinique:
Age et sexe:
après 40 ans et surtout chez la femme, apparition le plus souvent progressive.
Hallucinations:
hallucinations auditives: voix, bruits hostiles ou menaçants.
hallucinations cénesthésiques et tactiles: parasites dans le corps, caresses.
hallucinations olfactives: odeurs désagréables.
hallucinations gustatives: impression de poison dans la bouche.
hallucinations visuelles plus rares: visions d'animaux rentrant dans la maison.
des attouchements peuvent aller jusqu'à l'illusion de viol.
les hallucinations sont mono ou plurisensorielles et durent depuis > 6 mois.
elles sont vécues comme réelles.
Délires:
idées qui reposent sur des faits réels, interprétés, avec un vécu de persécution:
voisin qui cherche à nuire.
patient qui a le sentiment d'être sous l'emprise de quelqu'un situé à l'extérieur:
secte ou puissance occulte.
Automatisme mental:
entente d'une voix qui répète la pensée du patient en écho.
ou écoute de voix insultantes.
ou paroles imposés par un ''autre''.
ou viol de la pensée, la vie mentale n'appartient plus au patient.
sentiment d'être continuellement surveillé.
Pas de syndrome dissociatif:
pas de déconnexion du réel: hors du champ délirant la pensée est organisée.
l'adaptation professionnelle est possible.
Evolution:
épisodes de rémission des hallucinations et épisodes de recrudescence.
tendance à l'isolement social, claustration, conséquence des idées délirantes.
après plusieurs années peuvent apparaître des troubles du comportement.
ou bien état dépressif entraînant une diminution des plaintes.
X ne pas confondre avec une schizophénie, dans laquelle le délire est incohérent.
X ne pas confondre avec un délire interprétatif survenant dans une démence.
X ne pas confondre avec une bouffée délirante aiguë.
X ne pas confondre avec un délire paranoïaque.
Examens complémentaires:
Recherche d'une origine organique:
bilan biologique.
TSH.
recherche de toxiques: drogues.
mais un délire d'origine organique est généralement aigu.
Une imagerie cérébrale ne sert qu'à éliminer un diagnostic différentiel.
Causes et corrélations:
Elles sont mal comprises.
Facteurs familiaux.
Isolement social.
Stress: traumatisme psychologique dans les mois qui précèdent: divorce, deuil, ..
Orientation thérapeutique:
Traitement sympomatique:
neuroleptique: halopéridol, éviter d'associer plusieurs neuroleptiques.
un anxiolytique ou un antidépresseur sont parfois associés.
trouver la dose optimale et poursuivre pendant plusieurs années.
augmenter passagèrement la dose au moment des poussées délirantes.
le traitement est généralement accepté à cause de l'angoisse associée.
le traitement permet de critiquer le délire et de retrouver la réinsertion sociale.
les médicaments ne guérissent pas, ils atténuent les symptômes.
Prise en charge psychologique:
être à l'écoute du patient, lui permettre d'exprimer librement ses troubles.
ne pas s'opposer d'emblée à son délire.
le patient est difficile à traiter quand il croit aux voix qui le commandent.
éviter l'isolement, donner des repères de temps, d'espace, de liens familiaux, ..
cette prise en charge permet au malade de mieux supporter sa solitude.
l'aide et le soutien lui permettront de comprendre sa maladie et de la gérer.
Hospitalisation:
dans une phase aiguë lorsque le patient est en danger.
les risques sont liés aux ordres que donnent les voix.
Prise en charge sociale:
mesure d'accompagnement judiciaire suivant le degré d'autonomie.
Suivi:
suivi régulier pour ajuster le traitement.
______________________________________________________________
halopéridol: Haldol
PSYCHOSE HALLUCINATOIRE CHRONIQUE
Clinique:
Age et sexe:
après 40 ans et surtout chez la femme, apparition le plus souvent progressive.
Hallucinations:
hallucinations auditives: voix, bruits hostiles ou menaçants.
hallucinations cénesthésiques et tactiles: parasites dans le corps, caresses.
hallucinations olfactives: odeurs désagréables.
hallucinations gustatives: impression de poison dans la bouche.
hallucinations visuelles plus rares: visions d'animaux rentrant dans la maison.
des attouchements peuvent aller jusqu'à l'illusion de viol.
les hallucinations sont mono ou plurisensorielles et durent depuis > 6 mois.
elles sont vécues comme réelles.
Délires:
idées qui reposent sur des faits réels, interprétés, avec un vécu de persécution:
voisin qui cherche à nuire.
patient qui a le sentiment d'être sous l'emprise de quelqu'un situé à l'extérieur:
secte ou puissance occulte.
Automatisme mental:
entente d'une voix qui répète la pensée du patient en écho.
ou écoute de voix insultantes.
ou paroles imposés par un ''autre''.
ou viol de la pensée, la vie mentale n'appartient plus au patient.
sentiment d'être continuellement surveillé.
Pas de syndrome dissociatif:
pas de déconnexion du réel: hors du champ délirant la pensée est organisée.
l'adaptation professionnelle est possible.
Evolution:
épisodes de rémission des hallucinations et épisodes de recrudescence.
tendance à l'isolement social, claustration, conséquence des idées délirantes.
après plusieurs années peuvent apparaître des troubles du comportement.
ou bien état dépressif entraînant une diminution des plaintes.
X ne pas confondre avec une schizophénie, dans laquelle le délire est incohérent.
X ne pas confondre avec un délire interprétatif survenant dans une démence.
X ne pas confondre avec une bouffée délirante aiguë.
X ne pas confondre avec un délire paranoïaque.
Examens complémentaires:
Recherche d'une origine organique:
bilan biologique.
TSH.
recherche de toxiques: drogues.
mais un délire d'origine organique est généralement aigu.
Une imagerie cérébrale ne sert qu'à éliminer un diagnostic différentiel.
Causes et corrélations:
Elles sont mal comprises.
Facteurs familiaux.
Isolement social.
Stress: traumatisme psychologique dans les mois qui précèdent: divorce, deuil, ..
Orientation thérapeutique:
Traitement sympomatique:
neuroleptique: halopéridol, éviter d'associer plusieurs neuroleptiques.
un anxiolytique ou un antidépresseur sont parfois associés.
trouver la dose optimale et poursuivre pendant plusieurs années.
augmenter passagèrement la dose au moment des poussées délirantes.
le traitement est généralement accepté à cause de l'angoisse associée.
le traitement permet de critiquer le délire et de retrouver la réinsertion sociale.
les médicaments ne guérissent pas, ils atténuent les symptômes.
Prise en charge psychologique:
être à l'écoute du patient, lui permettre d'exprimer librement ses troubles.
ne pas s'opposer d'emblée à son délire.
le patient est difficile à traiter quand il croit aux voix qui le commandent.
éviter l'isolement, donner des repères de temps, d'espace, de liens familiaux, ..
cette prise en charge permet au malade de mieux supporter sa solitude.
l'aide et le soutien lui permettront de comprendre sa maladie et de la gérer.
Hospitalisation:
dans une phase aiguë lorsque le patient est en danger.
les risques sont liés aux ordres que donnent les voix.
Prise en charge sociale:
mesure d'accompagnement judiciaire suivant le degré d'autonomie.
Suivi:
suivi régulier pour ajuster le traitement.
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halopéridol: Haldol