LISTE THÉMATIQUE

LISTE ALPHABÉTIQUE

Vous n'êtes pas inscrit ?

Vous êtes inscrit ?

Connectez-vous en saisissant votre email et mot de passe ci-dessus.
Nous n'envoyons pas de cookies

VICTIME de GUERRE ou d'ATTENTAT ou d'AGRESSION

 

Clinique:

Le traumatisme physique:

      pour les blessés.

Le traumatisme psychologique:

      sujet exposé à un stress violent lors d'un événement pouvant menacer la vie.

      même s'il n'est pas blessé.

Effet dans les 6 mois qui suivent le traumatisme psychologique:

      détérioration psychique

      souvenirs obsédants, flashback.

      réactions de sursaut, tremblements, sueurs.

      isolement, irritabilité.

      trouble de la concentration mentale.

      troubles phobiques: crainte de la foule, crainte des lieux publics.

      troubles du sommeil, cauchemars.

Evolution:

      évolution favorable, adaptation, la victime surmonte la crise.

      état de stress post-traumatique, état dépressif.

      syndrome subjectif des traumatisés.

      déni: refus de reconnaître la réalité.

      ou sinistrose: décompensation paranoïaque avec revendications abusives.

X attention aux fausses victimes: rechercher les éléments discordants.


Orientation thérapeutique:

Dans l'immédiat:

Règle des 6 S

Sécurité: assurer la sécurité de tous les intervenants

Signalisation: repérer la zone où il est possible d'intervenir

Secours: rassembler les blessés graves en lieu sûr, assurer les premiers secours

Soins: délivrer les premiers soins d'urgence

Sélection: définir l'ordre de priorité des soins et des évacuations

Surveillance: suivi de l'évolution des blessés en attendant les évacuations

Conduite à tenir, voir le site:

      https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Agressions-collectives.pdf

Prise en charge psychologique à court terme:

      c'est le rôle des cellules d'urgence médico-psychologiques:

      faire parler le patient immédiatement après le traumatisme, sur ce qu'il a vécu.

      dès les premières heures, la victime doit pouvoir exprimer ses émotions.

      cet accompagnement précoce permet le defusing (désamorçage).

      il faudra séparer l'émotion liée à l'événement de sa mémorisation.

      un des buts principaux est de faire baisser la charge émotionnelle.

      redonner la maîtrise de soi, ordonner les pensées en verbalisant l'événement.

      éviter que les faits soient revécus de manière incessante.

      le defusing pourra être poursuivi individuellement ou en groupe.

      il faut aussi éviter l'installation du sentiment d'impuissance.

      pour cela, stimuler la victime pour l'inciter à agir.

      si le stress est dépassé avec état stuporeux, il faut pratiquer un nursing.

Prise en charge psychologique à moyen terme:

      équipes médicopsychologiques de débriefing regroupant plusieurs victimes.

      thérapie cognitivo-comportementale.

      psychothérapie de soutien, pendant au moins un an.

      tenir compte du ressentiment qui peut aggraver la douleur.

      le Centre National de Ressources et de Résilience coordonne les soins.

Gratuité des soins:

      envoyer le justificatif des soins au ministère des Anciens Combattants.

      prélèvement fait sur un Fonds de garantie des victimes d'acte de terrorisme.

      les Français victimes d'un attentat à l'étranger sont couverts par ce Fond:

      www.fondsdegarantie.fr/actes-de-terrorisme

      une provision sera versée à la victime dans le mois suivant la saisine.

Indemnisation:

      elle peut être demandée à la Commission d'Indemnisation des Victimes.

      s'adresser au Tribunal Judiciaire.

      ne pas prescrire une Incapacité Totale de Travail avant l'examen psychiatrique.

      voir la fiche Victimes (indemnisation des).