PSYCHOSE PUERPERALE (rare)
Clinique:
Début:
dans le mois qui suit l'accouchement.
asthénie importante, instabilité de l'humeur variant de la dépression à la manie.
c'est l'entourage qui doit déceler une anomalie, la patiente en étant incapable.
surtout si la psychose ne survient pas pendant le séjour à la clinique.
Puis, brusquement:
confusion mentale avec désorientation temporo-spatiale.
angoisse, propos incohérents.
désintérêt pour l'enfant.
Puis:
délire, centré sur la maternité, négation de l'enfant, filiation extraordinaire, ..
sentiment de persécution, pensée désorganisée.
hallucinations auditives ou visuelles.
sentiment de dépersonnalisation, sentiment d'étrangeté.
insomnies, cauchemars, perturbations du rythme veille-sommeil.
évaluer les idées à tendance suicidaire.
Complications:
déni de la naissance de l'enfant.
pulsion d'infanticide.
pulsion de suicide à deux.
risque de récidive après une grossesse ultérieure.
troubles psychologiques de l'enfant par altération du lien mère-enfant.
Alerte risque de meurtre de l'enfant ou/et de suicide de la mère. surtout si elle rejette le bébé, si elle dit que son bébé lui veut du mal. bien que le risque soit très faible. |
X ne pas confondre avec un baby blues.
X ne pas confondre avec une dépression du post-partum.
X ne pas confondre avec la confusion mentale au cours d'une maladie infectieuse.
X ne pas confondre avec la confusion ou le délire d'une thrombophlébite cérébrale.
X ne pas confondre la psychose puerpérale avec les effets d'une prise de drogue.
Examens complémentaires:
Bilan sanguin pour exclure une maladie organique.
Imagerie cérébrale lorsqu'on hésite avec une pathologie cérébrale.
Causes et corrélations:
Prédisposition génétique:
antécédents familiaux de troubles psychiatriques:
trouble bipolaire, dépression grave, schizophrénie.
Facteurs personnels:
antécédents de troubles thymiques: dépression, trouble bipolaire.
décès du foetus ou du nouveau-né, ou naissance d'un prématuré
Facteurs hormonaux:
la chute brutale des estrogènes et de la progestérone sur un cerveau réceptif.
Facteurs de risque de meurtre de l'enfant ou/et de suicide de la mère:
adolescente enceinte dans une famille très stricte.
femme ayant eu sa grossesse après un viol.
femme abandonnée par son partenaire.
femme qui se sent incapable d'assumer sa maternité.
Facteurs environnementaux:
absence de soutien de la famille ou de l'entourage.
Orientation thérapeutique:
Hospitalisation d'urgence:
même sous contrainte, sans le consentement de la patiente:
admission sur la demande d'un tiers ou pour péril imminent.
l'idéal est une hospitalisation dans une unité mère-bébé.
nécessité d'une consultation psychiatrique
nécessité d'instituer un traitement neuroleptique et parfois un thymorégulateur.
nécessité d'un soutien psychologique.
il faut déculpabiliser la patiente.
nécessité de prévenir un homicide.
nécessité de sécuriser l'enfant, le séparer momentanément de la mère:
mais en maintenant le lien, ne pas priver l'enfant du lien de l'attachement.
faire participer le père à la surveillance de l'enfant.
Retour au domicile:
prévoir une aide sociale et si nécessaire une psychothérapie.
L'évolution est généralement favorable:
au retour au domicile l'entourage devra être bienveillant.
l'amélioration est obtenue en 3 mois et la guérison en 6 ou 12 mois.
mais risque de récidive au cours d'une grossesse ultérieure.
Centre de compétence:
https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Clinics_Search_Simple.php?lng=FR
PSYCHOSE PUERPERALE (rare)
Clinique:
Début:
dans le mois qui suit l'accouchement.
asthénie importante, instabilité de l'humeur variant de la dépression à la manie.
c'est l'entourage qui doit déceler une anomalie, la patiente en étant incapable.
surtout si la psychose ne survient pas pendant le séjour à la clinique.
Puis, brusquement:
confusion mentale avec désorientation temporo-spatiale.
angoisse, propos incohérents.
désintérêt pour l'enfant.
Puis:
délire, centré sur la maternité, négation de l'enfant, filiation extraordinaire, ..
sentiment de persécution, pensée désorganisée.
hallucinations auditives ou visuelles.
sentiment de dépersonnalisation, sentiment d'étrangeté.
insomnies, cauchemars, perturbations du rythme veille-sommeil.
évaluer les idées à tendance suicidaire.
Complications:
déni de la naissance de l'enfant.
pulsion d'infanticide.
pulsion de suicide à deux.
risque de récidive après une grossesse ultérieure.
troubles psychologiques de l'enfant par altération du lien mère-enfant.
Alerte risque de meurtre de l'enfant ou/et de suicide de la mère. surtout si elle rejette le bébé, si elle dit que son bébé lui veut du mal. bien que le risque soit très faible. |
X ne pas confondre avec un baby blues.
X ne pas confondre avec une dépression du post-partum.
X ne pas confondre avec la confusion mentale au cours d'une maladie infectieuse.
X ne pas confondre avec la confusion ou le délire d'une thrombophlébite cérébrale.
X ne pas confondre la psychose puerpérale avec les effets d'une prise de drogue.
Examens complémentaires:
Bilan sanguin pour exclure une maladie organique.
Imagerie cérébrale lorsqu'on hésite avec une pathologie cérébrale.
Causes et corrélations:
Prédisposition génétique:
antécédents familiaux de troubles psychiatriques:
trouble bipolaire, dépression grave, schizophrénie.
Facteurs personnels:
antécédents de troubles thymiques: dépression, trouble bipolaire.
décès du foetus ou du nouveau-né, ou naissance d'un prématuré
Facteurs hormonaux:
la chute brutale des estrogènes et de la progestérone sur un cerveau réceptif.
Facteurs de risque de meurtre de l'enfant ou/et de suicide de la mère:
adolescente enceinte dans une famille très stricte.
femme ayant eu sa grossesse après un viol.
femme abandonnée par son partenaire.
femme qui se sent incapable d'assumer sa maternité.
Facteurs environnementaux:
absence de soutien de la famille ou de l'entourage.
Orientation thérapeutique:
Hospitalisation d'urgence:
même sous contrainte, sans le consentement de la patiente:
admission sur la demande d'un tiers ou pour péril imminent.
l'idéal est une hospitalisation dans une unité mère-bébé.
nécessité d'une consultation psychiatrique
nécessité d'instituer un traitement neuroleptique et parfois un thymorégulateur.
nécessité d'un soutien psychologique.
il faut déculpabiliser la patiente.
nécessité de prévenir un homicide.
nécessité de sécuriser l'enfant, le séparer momentanément de la mère:
mais en maintenant le lien, ne pas priver l'enfant du lien de l'attachement.
faire participer le père à la surveillance de l'enfant.
Retour au domicile:
prévoir une aide sociale et si nécessaire une psychothérapie.
L'évolution est généralement favorable:
au retour au domicile l'entourage devra être bienveillant.
l'amélioration est obtenue en 3 mois et la guérison en 6 ou 12 mois.
mais risque de récidive au cours d'une grossesse ultérieure.
Centre de compétence:
https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Clinics_Search_Simple.php?lng=FR